Du pouvoir d’être l’aîné

Le fait d’être le premier né ou l’aîné donne des avantages liés justement aux droits d’aînesse dans beaucoup de sociétés, civilisations et coutumes du monde entier. Ces droits concernent l’héritage, le pouvoir de décision surtout quand  les parents ne sont plus là… et sont souvent liés aux responsabilités.

La plupart du temps, les aînés profitent de cette situation privilégiée, et cela dès leur plus jeune âge. Certains en abusent même, et c’est un fait accepté par tout le monde que les « puinés » soient vraiment martyrisés, exploités et dépouillés par leurs aînés. Dans certains pays africains, les puînés sont même appelés « colonisés »  ;  Heureusement,  il  se trouve que, parmi ces aînés, ressentent  au contraire le besoin de protéger leurs cadets, et sans pour autant délaisser leurs responsabilités, ils  font des concessions pour ne pas léser leurs frères et/ou sœurs

Pour illustrer, je vous raconte cet incident tout récent :

C’était à l’occasion du dixième l’anniversaire de l’aîné de mes petits fils, donc aîné d’une fratrie  de 5 frères,  dont un frère de 07 ans. On pose la question à l’aîné donc qui fête son anniversaire :

«  Tu veux qu’on aille au restaurant ce soir ou tu préfères un fast food?» autrement dit dîner classique  à la malgache, composé de hors d’œuvre de riz et de mets d’accompagnement, ou dîner style pizza frites et glaces.

L’ainé : « j’aimerais  bien des pâtes et aussi du riz avec du poulet en sauce»

Le cadet de 07 ans : « moi je voudrais une pizza et des frites ».

Le papa : « ce n’est pas à toi de choisir, tu attends ton anniversaire »

Le cadet : « mais papa,  je te dis que je veux manger une pizza et des frites »…

Et s’ensuit un marchandage où on entend surtout la voix impatiente du petit frère que les parents essaient de raisonner. Au bout de 2 minutes,

L’ainé  à son frère : « tais toi, c’est moi qui décide parce que c’est mon anniversaire (petit silence) et je veux qu’on aille au fast food » (à noter qu’au fast food en question on ne trouve que des pizzas et des frites ).

On aura tous compris que finalement c’est le cadet qui a fait le choix, mais que l’aîné, pour lui faire plaisir et sans vouloir «perdre la face» devant tout le monde, a juste utilisé la formule magique « c’est moi qui décide » pour faire croire que c’est son choix.

Une belle leçon d’amour de la part de ce petit garçon qui a su exercer son droit d’aînesse, plein de sagesse et de générosité,  ce soir là  pourtant censé être sa soirée d’anniversaire.

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